Àrpàd͡ɻìò
Autres actions
Les Àrpàd͡ɻìò sont une unité de soldat utilisé lors des débuts des Grandes invasions de l'Êt͡ʒèrr. Leur nombre est difficile à estimer mais une chose est sûre. À l'époque, être un Àrpàd͡ɻìò signifiait deux choses :
- Avoir une chance supérieure de décès.
- Avoir été éveillé à l'Êt͡ʒèrr, peu importe la manière.
Les Àrpàd͡ɻìò ont été massivement déployé, que ce soit par le Front de coprospérité de l'Ouest ou par l'Àstàtì Kàrràkùl avant la fusion militaire du Traité d'Ìmànn en l'an ϑ28 de l'Èrà de l'Àstàttì. Leur entière survie reposait sur les Pactes (encore méconnus) réalisés par les Đàmùnìrr.
Histoire
Lors des raids aérien de l'Òstèkàrr, on ne baissait l'altitude des Aérostatiques que si l'équipage avait une certitude de sûreté au sol. Alors, pour s'en assurer ou alors pour établir un périmètre de sécurité, ils étaient obligé d'envoyer des hommes au sol. Cependant, d'un point de vue rentabilité, il était très complexe de concevoir des moyens de descendre une centaine d'homme depuis la hauteur classique d'un Aérostatique qui oscillait entre 9 et 10 km d'altitude.
Les différentes approches essayées :
- Premièrement, des câbles, cependant, rapidement les ingénieurs engagés se rendirent compte que même pour seulement 100 hommes, il faudrait près de 31m³ de câble en acier pesant près de 30 tonnes. L'idée est rapidement abandonnée.
- Ensuite, l'idée est d'envoyer des hommes en parachute. Si les Aérostatiques sont techniquement capables d'atteindre les 10 000 m d'altitude, la chose n'a jamais été faite. C'est après une des premières expéditions dans l'Òstèkàrr que les forces expéditionnaires se rendirent compte que les hommes parachutés ne survivaient presque jamais au largage. En effet, même si la température avait été anticipés, et que les hommes largués possédaient des tenues isolantes, c'est le manque d'oxygène qui causa la perte de conscience de la majorité des hommes largués.
- Si au début, l'option de créer des combinaisons oxygénées fut envisagé, (même si elle allait se révéler très couteuse) l'idée fut rapidement abandonnée quand le premier pacte conscient fut réalisé en l'an ϑ25. Ce n'est qu'une question de semaine après ça qu'apparurent les Àrpàd͡ɻìò et les Đàmùnìrr.
Fonctionnement
Pour l'Àrpàd͡ɻìò

Le fonctionnement du largage des Àrpàd͡ɻìò bien que s'étant étoffé après leur création reste néanmoins particulièrement simple. Dans les faits, il ne s'agit que d'une courroie de distribution, permettant à un ruban épais en caoutchouc de faire glisser une plateforme appelée le cylindre de largage.
Les Àrpàd͡ɻìò sont installés les uns derrière les autres et sont largués de la même manière. Pendant leur chute, le mécanisme au niveau de leur ventre va s'activer, ce dernier utilise la vitesse de la chute. Le cylindre de largage va "aspirer" de l'air lors de la chute, cet air va être absorbé par un fluorocarbure synthétisé en partie grâce au Đàmùnìrr. Ce liquide, mis en mouvement par une pompe située dans la poche ventrale de la combinaison, va être injecté dans les poumons puis éjecté par le cylindre de largage.
Si la chute en elle même est impossible sans pacte, l'Àrpàd͡ɻìò peut la supporter à condition d'avoir été contraint à un éveil à l'Êt͡ʒèrr. Généralement c'est le Đàmùnìrr qui s'en charge. Parfois, cet éveil est tellement violent qu'il peut directement incapaciter l'Àrpàd͡ɻìò -voir, dans certains cas, le tuer-. Si néanmoins ce n'est ni la chute, ni le pacte qui le tue, dans l'extrême majorité des cas, c'est ce qu'il trouve au sol qui le tuera. Car en effet, si la zone n'est pas sûre, les Àrpàd͡ɻìò disposent de très peu de moyen de faire en sorte qu'elle le devienne.
Par exemple, en moyenne, sur un groupe de cent aspirant Àrpàd͡ɻìò, dix meurent pendant leur entrainement primaire, vingt décèdent lors de leur éveil et un pendant la chute. Le reste est déterminé du danger au sol :
- Si le sol est sans danger relatif : Entre 5 et 10 personnes risquent de mourrir
- Si le sol présente un danger classique (cas moyen) : Entre 40 et 60 personnes décèderont.
- Si le sol présente un danger supérieur : Tout le monde meurt.
Pour le Đàmùnìrr
Le Đàmùnìrr est ce sans quoi l'Àrpàd͡ɻìò n'existe pas. À l'époque des Grandes invasions, les pactes conscients viennent d'être découverts et seuls quelques rares individus sont assez stables pour à la fois maintenir leur propre intégrité et imposer un éveil forcé à d'autres. On en compte au mieux quelques dizaines, répartis entre le Front de coprospérité de l'Ouest et l'Àstàtì Kàrràkùl avant la fusion militaire.
Leur fonction tient en deux tâches : l'éveil et la synthèse.
L'éveil
Les pactes équilibrés et architecturés n'existent pas encore. Ce que pratique le Đàmùnìrr s'apparente à une assimilation contrôlée, interrompue avant qu'elle ne devienne irréversible.
L'aspirant Àrpàd͡ɻìò est amené dans une zone à concentration d'Êt͡ʒèrr volontairement densifiée par le Đàmùnìrr en amont. Ce dernier pose les mains sur lui et ouvre brièvement la frontière entre son Êt͡ʒèrr personnelle et le Reste. L'Êt͡ʒèrr environnante s'engouffre.
Trois cas se présentent, dans des proportions à peu près constantes :
- L'éveil tient. L'aspirant survit et devient capable de supporter la chute. Environ deux tiers des cas.
- L'éveil incapacite. L'aspirant survit mais quelque chose s'est rompu : il ne peut plus parler, marcher, ou reconnaître son nom. Ces hommes sont redéployés au sol comme porteurs ou guetteurs.
- L'éveil tue. L'aspirant s'effondre dans les minutes qui suivent. Les Đàmùnìrr expérimentés disent pressentir cette issue quelques secondes à l'avance.
Le Đàmùnìrr ne ressort pas indemne. Chaque ouverture de frontière pèse sur sa stabilité, et un Đàmùnìrr qui éveille trop d'aspirants en peu de temps présente lui-même les premiers signes d'assimilation. La rotation entre bases d'Aérostatiques est imposée pour cette raison.
La synthèse
La seconde tâche est plus discrète. Le fluorocarbure respiratoire utilisé dans le cylindre de largage n'est pas intégralement produit par le Đàmùnìrr : une base chimique stable est fabriquée par des chimistes en arrière. Mais cette base, seule, se dégrade en quelques secondes dans les poumons.
Le Đàmùnìrr pose les mains autour du contenant et y impose pendant plusieurs minutes une résonance d'Êt͡ʒèrr, filtrée par sa propre vibration. Le composé devient alors compatible avec un corps humain en chute libre — capable de fixer l'oxygène à des altitudes où il n'y en a plus, et d'être éjecté par le cylindre sans réaction inflammatoire.
Cette synthèse a une durée de validité limitée à quelques heures, ce qui contraint fortement la logistique des Aérostatiques : un raid annulé entraîne souvent la perte de plusieurs litres de composé devenus inutiles. Les Đàmùnìrr qui synthétisent beaucoup se plaignent régulièrement de douleurs aux mains et d'un goût métallique persistant qui ne s'estompe pas entre les opérations.
Statut et fin
Les Đàmùnìrr n'ont pas de grade militaire formel. Ils sont rattachés aux unités d'Aérostatiques comme personnel technique d'éveil, avec une solde supérieure à celle des officiers. En contrepartie, leur espérance de service est courte : un Đàmùnìrr qui tient deux ans en activité opérationnelle est considéré comme un vétéran.
Leur disparition coïncide avec le Traité d'Ìmànn en ϑ28 et, plus profondément, avec la maturation rapide de la connaissance des pactes dans les années qui suivent. À mesure que les architectures conscientes deviennent transmissibles, l'éveil forcé brutal cesse d'être la seule méthode disponible, et les unités d'Àrpàd͡ɻìò sont remplacées par des formations de pactants formés en amont. Les derniers Đàmùnìrr en activité sont attestés vers ϑ34.